Actualité Conseils & expertise, Innovation du 13 Oct 2026

Suivi des BAES : comment fiabiliser le contrôle d’un parc important ?

Quand un site compte plusieurs dizaines, centaines ou même milliers de BAES, assurer le suivi de chaque équipement peut rapidement devenir complexe.

Où se trouve chaque équipement ? A-t-il bien été contrôlé lors de la dernière visite ? Une anomalie avait-elle déjà été signalée ? Comment retrouver ces informations quelques semaines ou quelques mois plus tard ?

Pour les sites soumis à des contrôles réguliers, la question ne se limite donc pas à la réalisation du contrôle. Il faut également pouvoir identifier les équipements, assurer leur suivi dans le temps et disposer d’informations facilement exploitables.

C’est dans cette logique que MCE a développé une méthode de suivi basée sur l’identification individuelle des équipements et la digitalisation des contrôles.

 

BAES : des équipements qui nécessitent un suivi régulier

Les BAES, ou Blocs Autonomes d’Éclairage de Sécurité, font partie des équipements essentiels à la sécurité des personnes. Ils permettent notamment d’assurer l’éclairage nécessaire à l’évacuation lorsque l’éclairage normal est défaillant.

Leur fonctionnement doit donc faire l’objet de vérifications périodiques, selon la réglementation applicable à l’établissement.

Que dit la réglementation ?

Les modalités de vérification dépendent notamment du type d’établissement.

Dans les ERP, Établissements Recevant du Public, l’article EC 14 de l’arrêté du 25 juin 1980 prévoit notamment :

  • une fois par mois, la vérification du passage en fonctionnement en cas de défaillance de l’alimentation normale et de l’allumage des lampes ;
  • une fois tous les six mois, la vérification de l’autonomie, qui doit être d’au moins une heure ;
  • la consignation des opérations et de leurs résultats dans le registre de sécurité.

Pour les établissements soumis au Code du travail, l’article 11 de l’arrêté du 14 décembre 2011 prévoit également des vérifications de fonctionnement mensuelles ainsi qu’une vérification de l’autonomie tous les six mois. Les résultats doivent être mentionnés dans le registre prévu par le Code du travail.

Ces obligations montrent l’importance d’un suivi organisé, particulièrement lorsque le nombre d’équipements est important.

Consulter l’article EC 14 sur Légifrance

Consulter l’arrêté du 14 décembre 2011 sur Légifrance

 

Quand le nombre de BAES complique le suivi

Contrôler quelques équipements sur un site est relativement simple.

La situation est différente lorsque les BAES sont nombreux et répartis dans plusieurs bâtiments, zones ou locaux. Le technicien doit alors pouvoir retrouver les équipements, réaliser les vérifications prévues et conserver une trace fiable des contrôles effectués.

Pour le responsable du site, d’autres questions se posent :

  • Chaque équipement a-t-il bien été contrôlé ?
  • Quels équipements présentent une anomalie ?
  • Une anomalie déjà signalée a-t-elle été traitée ?
  • Comment retrouver l’information lors de la prochaine visite ?
  • Comment obtenir rapidement une vision globale du parc ?

Plus le parc est important, plus la traçabilité des équipements devient un enjeu à part entière.

 

Identifier chaque équipement pour assurer la continuité du suivi

Pour faciliter ce suivi, MCE peut mettre en place une identification individuelle des BAES grâce à un code-barres.

Chaque équipement est référencé et associé à une identification qui permet ensuite au technicien de le retrouver lors de ses passages.

Sur le terrain, le contrôle est ainsi rattaché à l’équipement concerné.

L’objectif est de pouvoir suivre le parc équipement par équipement, visite après visite, plutôt que de disposer uniquement d’un constat global réalisé à chaque intervention.

Cette organisation facilite également le suivi lorsque plusieurs zones ou bâtiments sont concernés.

 

Les données centralisées dans un portail web

Les informations collectées lors des contrôles sont ensuite centralisées dans un portail web.

Cet espace permet de retrouver les données associées aux équipements et de disposer d’une vision structurée du parc.

Les informations issues des différentes visites peuvent ainsi être conservées et exploitées dans le temps.

Le portail constitue donc le lien entre le travail réalisé sur le terrain et le suivi du parc par le client.

Le contrôle ne s’arrête plus au passage du technicien : les informations collectées restent disponibles pour être consultées et exploitées.

 

Du contrôle au rapport : une information directement exploitable

À partir des données enregistrées lors des contrôles, des rapports peuvent être générés.

Pour le client, l’intérêt est de disposer rapidement d’une synthèse des contrôles réalisés et des éventuelles anomalies constatées.

Ces rapports permettent d’avoir une meilleure visibilité sur l’état du parc et d’identifier les actions à mener.

L’objectif est donc double : fiabiliser le suivi sur le terrain et faciliter la prise de décision côté client.

 

La récurrence des contrôles : un élément clé

L’intérêt de cette organisation dépend également de la fréquence des visites.

Prenons l’exemple d’un site équipé de 50 BAES avec un contrôle mensuel.

Une première phase de référencement est nécessaire pour identifier les équipements et mettre en place les étiquettes. Mais cette préparation est ensuite utilisée lors de chaque visite. Le même parc peut être retrouvé, contrôlé et suivi mois après mois.

À l’inverse, pour un site disposant de 50 BAES avec un besoin de contrôle beaucoup plus ponctuel, l’intérêt d’un référencement détaillé peut être plus limité. Le temps consacré à la mise en place du dispositif doit alors être mis en regard de la fréquence à laquelle il sera utilisé.

Plus les équipements sont nombreux et plus les visites sont récurrentes, plus l’identification numérique devient pertinente.

C’est donc la combinaison entre le volume du parc et la fréquence des contrôles qui permet de déterminer l’intérêt de cette solution pour un site donné.

Une solution adaptée aux besoins de chaque site

Tous les sites n’ont pas les mêmes besoins.

Le nombre d’équipements, leur répartition, la fréquence des contrôles et l’organisation du site sont autant de critères à prendre en compte avant de mettre en place un tel dispositif.

L’objectif n’est donc pas de déployer systématiquement une identification numérique, mais de déterminer dans quels cas elle apporte une réelle valeur au suivi des équipements.

Pour les sites disposant d’un parc important de BAES et nécessitant des contrôles réguliers, cette organisation peut faciliter la traçabilité des interventions et donner au client une meilleure visibilité sur son parc.

Une méthode qui peut aller au-delà des BAES

Le principe mis en place autour des BAES repose sur une logique plus large :

identifier, contrôler, tracer et suivre dans le temps.

Cette méthode peut potentiellement être envisagée pour d’autres équipements nécessitant des contrôles réguliers, notamment certains équipements liés à la sécurité.

Les extincteurs, par exemple, pourraient constituer une autre application lorsque le nombre d’équipements et la fréquence des vérifications rendent leur suivi particulièrement important.

L’enjeu reste le même : pouvoir rattacher les informations au bon équipement et conserver une vision exploitable de son historique.

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